La tête tourne en sortant du lit ? Les bons réflexes pour limiter les chutes
Ce vertige matinal cache un réel danger pour votre équilibre. Une méthode simple en trois étapes suffit pourtant à écarter le risque de chute.
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Le repas doit rester un moment de plaisir et de convivialité. Pourtant, lorsqu’une bouchée provoque une toux, une gêne ou une sensation d’étouffement, l’inquiétude peut rapidement s’installer. Identifier les signes d’un trouble de la déglutition et adapter l’accompagnement permet de réduire les risques sans transformer chaque repas en épreuve.
Avaler mobilise de nombreux muscles et nerfs. Avec l’âge, les réflexes peuvent ralentir et la force musculaire diminuer : ce vieillissement physiologique de la déglutition porte le nom de presbyphagie.
La dysphagie correspond, quant à elle, à un trouble pathologique empêchant les aliments, les boissons ou la salive de progresser normalement vers l’œsophage. Elle peut notamment apparaître après un accident vasculaire cérébral ou au cours d’une maladie neurologique comme Parkinson ou la maladie d’Alzheimer.
Selon la Haute Autorité de santé, les troubles de la déglutition concerneraient entre 8 et 15 % des personnes âgées vivant à domicile et entre 30 et 62 % de celles vivant en institution. Leurs principales complications sont l’étouffement, la dénutrition, la déshydratation et la pneumopathie d’inhalation. La HAS souligne donc la nécessité d’évaluer précocement le risque de fausse route.
Plusieurs manifestations peuvent révéler une difficulté à avaler :
Certaines fausses routes restent toutefois silencieuses. La nourriture ou la salive pénètre dans les voies respiratoires sans provoquer de toux visible. Des épisodes de fièvre inexpliqués, des infections pulmonaires répétées, une fatigue importante après les repas ou une dégradation de l’appétit doivent alors conduire à consulter.
Une installation stable facilite la mastication et la déglutition. La personne doit être assise le plus droit possible, le bassin calé au fond du siège et les pieds posés au sol ou sur un repose-pied.
Il faut éviter de servir un repas à une personne affalée dans un fauteuil ou insuffisamment redressée dans son lit. Après le repas, elle doit rester assise ou semi-assise pendant environ 30 minutes afin de limiter les remontées alimentaires.
La position de la tête doit être déterminée en fonction du trouble observé. Le menton légèrement fléchi peut aider certains patients, mais cette posture ne convient pas à toutes les formes de dysphagie. Elle ne doit donc pas être imposée systématiquement sans l’avis d’un orthophoniste ou d’un professionnel formé à la déglutition.
Enfin, l’environnement doit rester calme. Éteindre la télévision, limiter les conversations pendant la mastication et respecter le rythme de la personne favorisent sa concentration.
Lorsqu’une personne rencontre des difficultés avec les liquides ou les solides, le médecin ou l’orthophoniste peut recommander une texture adaptée. La classification internationale IDDSI distingue plusieurs niveaux, depuis les boissons fluides jusqu’aux préparations épaissies et aux aliments mixés.
Il ne faut pas épaissir systématiquement toutes les boissons sans évaluation préalable. Une texture trop épaisse peut réduire la quantité bue et favoriser la déshydratation. Le niveau de viscosité doit correspondre aux capacités précises de la personne.
Certains aliments sont souvent difficiles à maîtriser :
Papyhappy présente également plusieurs solutions pour rendre les aliments à texture modifiée plus agréables et appétissants.
Mixer ou diluer les aliments peut diminuer leur densité nutritionnelle. Une personne dysphagique risque alors de manger moins tout en ayant besoin d’une alimentation suffisamment riche en protéines et en énergie.
Avec l’accord du médecin ou du diététicien, les préparations peuvent être enrichies avec de l’huile, du beurre, de la crème, du fromage, des œufs ou du lait en poudre. Fractionner l’alimentation en plusieurs petits repas peut également faciliter les prises.
La perte de poids, des vêtements devenus trop grands ou un réfrigérateur régulièrement plein d’aliments non consommés doivent alerter. Retrouvez également les conseils de Papyhappy pour repérer et prévenir la dénutrition chez les seniors.
La conduite à tenir dépend du niveau d’obstruction.
Lorsque la toux reste efficace et que la personne respire :
Surveillez-la jusqu’au retour d’une respiration normale. Une toux persistante, une gêne respiratoire, une voix modifiée ou une fièvre secondaire nécessitent un avis médical.
Il s’agit d’une obstruction complète et d’une urgence vitale :
Si la personne perd connaissance, accompagnez-la au sol et suivez les instructions données par les secours. Une réanimation cardiopulmonaire doit être commencée si elle ne respire plus normalement. Les gestes officiels sont détaillés sur le site de l’Assurance Maladie.
Des difficultés régulières à avaler ne constituent pas une conséquence inévitable du vieillissement. Elles nécessitent une évaluation médicale.
Le médecin traitant recherche une infection pulmonaire, une maladie neurologique ou un problème bucco-dentaire. Il peut également procéder à une révision des traitements, car certains médicaments diminuent la vigilance, ralentissent les réflexes ou provoquent une sécheresse buccale.
L’orthophoniste réalise un bilan de la déglutition, détermine les textures les plus sûres et enseigne des techniques adaptées au patient. Un diététicien peut prévenir la dénutrition, tandis qu’un ergothérapeute conseille du matériel facilitant les repas : verre à découpe nasale, couverts épaissis ou assiette à rebord.
Cette prise en charge coordonnée permet de préserver l’autonomie et le plaisir de manger, tout en réduisant l’inquiétude et la charge supportée par les proches aidants.
Ce vertige matinal cache un réel danger pour votre équilibre. Une méthode simple en trois étapes suffit pourtant à écarter le risque de chute.
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