Prévenir les chutes en automne : choisir des chaussures adaptées et repérer les pièges des sols glissants
New Planet MediaAprès 65 ans, attention à ces dangers cachés sur les trottoirs
Avec l’arrivée de l’automne, les promenades et les déplacements du quotidien deviennent parfois plus difficiles. Les feuilles détrempées réduisent l’adhérence des trottoirs, tandis que les pavés, plaques métalliques et passages piétons peuvent devenir glissants sous la pluie.
Ces risques méritent une attention particulière après 65 ans. Selon l’Assurance maladie, environ une personne âgée sur trois chute chaque année. Des réflexes simples permettent heureusement de sécuriser ses déplacements sans limiter inutilement ses sorties.
Choisir des chaussures qui maintiennent correctement le pied
Une chaussure adaptée doit avant tout empêcher le pied de glisser à l’intérieur. Les modèles ouverts à l’arrière, comme les mules, offrent peu de stabilité et obligent souvent les orteils à se crisper pour retenir la chaussure.
Pour marcher dehors en toute sécurité, privilégiez :
un contrefort suffisamment rigide pour maintenir le talon ;
une fermeture réglable par lacets, boucle ou scratch ;
un talon large et stable, d’une hauteur inférieure à 2,5 ou 3 centimètres ;
une semelle antidérapante en bon état ;
une chaussure souple à l’avant pour accompagner le déroulé du pied ;
un volume suffisant pour ne pas comprimer les orteils.
La semelle ne doit être ni totalement lisse ni excessivement épaisse. Son adhérence doit rester adaptée au terrain. En cas de douleurs, de déformations ou de difficultés d’appui, un bilan auprès d’un pédicure-podologue peut aider à trouver un chaussage approprié. Quelques soins et exercices simples permettent également de préserver la santé des pieds.
Adapter sa façon de marcher lorsque le sol est humide
Sur un passage glissant, ralentissez et raccourcissez légèrement vos pas. Posez le pied progressivement, en évitant les changements brusques de direction. Contournez si possible les amas de feuilles, les flaques, les plaques métalliques et les bordures peu visibles.
Gardez les mains libres afin de pouvoir retrouver votre équilibre ou vous appuyer sur une rampe. Un petit sac à dos bien ajusté est généralement préférable à un sac lourd porté sur une seule épaule.
La baisse de luminosité constitue un autre facteur de risque. Des vêtements clairs ou réfléchissants améliorent votre visibilité auprès des automobilistes. Si vous portez une capuche, vérifiez qu’elle ne réduit pas votre champ de vision. Une lampe de poche peut également sécuriser les déplacements en fin de journée.
Vérifier régulièrement sa canne ou son déambulateur
Une aide à la marche perd une grande partie de son efficacité lorsque son embout est usé. Contrôlez régulièrement l’état du caoutchouc placé sous la canne ou le déambulateur et remplacez-le dès qu’il devient lisse, fissuré ou instable.
La hauteur de la canne doit aussi être correctement réglée. Un professionnel de santé, un pharmacien ou un ergothérapeute peut vérifier le matériel et conseiller les adaptations nécessaires. D’autres conseils d’ergothérapeute permettent de réduire les risques de chute, à l’extérieur comme à la maison.
Pour les personnes vivant seules ou craignant de ne pas pouvoir se relever, une solution de téléassistance avec détecteur de chute peut compléter ces précautions.
Continuer à bouger pour préserver son équilibre
La peur de tomber conduit parfois à réduire progressivement ses sorties. Cette stratégie peut cependant produire l’effet inverse : l’inactivité diminue la force musculaire, altère l’équilibre et rend la marche moins assurée.
L’objectif n’est pas nécessairement de marcher trente minutes sans interruption. L’activité peut être fractionnée et adaptée à l’état de santé de chacun. Des séances régulières associant marche, renforcement musculaire et exercices d’équilibre sont particulièrement utiles pour préserver son autonomie grâce à l’activité physique.
Les caisses de retraite, les CCAS, certaines associations et les Maisons Sport-Santé proposent des ateliers spécialement conçus pour les seniors. En cas de chutes répétées, de vertiges ou d’instabilité récente, parlez-en au médecin traitant afin d’en rechercher la cause.
Après une chute, appelez le 15 ou le 112 en présence d’un traumatisme à la tête, d’une douleur importante, d’une déformation ou d’une impossibilité de se relever.
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