Quand le vaccin redonne du baume au cœur

Quand le vaccin redonne du baume au cœur

Elisabeth, 57 ans. Rosa, 58 ans. Leur point commun ? Deux petites filles, Charlotte et Faustine, dont elles sont privées depuis des mois.

Elisabeth, tout juste vaccinée

Elisabeth a reçu sa 2ème injection il y a 1 mois. Elle faisait partie des personnes dites « prioritaires », « à risque ». Elle n’aurait raté pour rien au monde l’ouverture du calendrier de rendez-vous du centre de vaccination de sa ville de 100 000 habitants. Elle a eu beaucoup de chance, c’est allé très vite, elle a fait partie des premiers vaccinés. Depuis, elle a pu retrouver ses petites filles. En partie, mais c’est précieux.
Aujourd’hui, elle va de nouveau les chercher à l’école, les accueille dans son appartement, leur prépare les petits plats qu’elles lui commandent. Elle fait partie de leur quotidien, partage leurs histoires sur les copines ou les profs, sait les séries Netflix qui leurs plaisent et les jeux qui leur font briller les yeux et enrichit son vocabulaire. Dans la cuisine, la boite à sucreries est à nouveau pleine, l’appartement en désordre, le tapis du salon froissé. Bien sûr, on continue à faire attention, pour les bisous il faudra encore se montrer patient. Pas le choix. Mais c’est un vrai soulagement après tous ces mois de frustration et de solitude. Un signe de retour à la normal, une vie sociale et affective qui reprend doucement. Elisabeth se sent de nouveau utile, vivante, et ça n’a pas de prix.

Rosa, dans l’attente

Rosa doit quant à elle patienter, et ce n’est rien de dire que l’attente est un vrai supplice pour cette mamie gâteau qui ne vit que pour sa famille, la chair de sa chair comme elle dit. Elle a reçu sa première injection la semaine dernière, comme son mari. La date de la deuxième est inscrite en gros sur le calendrier mural qui trône dans la cuisine, celui offert à Noël, avec les photos des petits enfants. C’est qu’elle décompte les jours, Rosa ! Un mois, plus 10 jours, pour être protégée. Elle ne sait pas si elle pourra respecter les consignes qu’elle a entendues à la télé, celle qui disent qu’il faut quand même continuer à appliquer les gestes barrière même vacciné. Elle pense plutôt que la première chose qu’elle fera sera de prendre ses petites filles dans les bras et de les couvrir de baisers. Probablement qu’elle ne pourra pas retenir ses larmes. Ni relâcher son étreinte d’ailleurs.
Chez elle, les placards n’ont jamais désempli, elle s’est arrangée pour maintenir la livraison de sucettes en chocolat et de Carambars. Des sucreries pour maintenir le lien, pour dire qu’on est là, qu’on pense à ceux qu’on aime, qu’on attend, qu’on n’en peut plus. Bien sûr on s’est quand même vus, en gardant le masque, en maintenant la distance. Rosa s’est aussi mise à la tablette, à Facebook. Mais il n’y a rien à faire, ça n’est pas pareil, ça ne remplit pas le cœur. Alors Rosa pense au jour où ses petites filles occuperont de nouveau l’étage de la maison laissé vide depuis des mois, où elle pourra leur cuisiner les plats portugais dont ses petites filles raffolent, où elle pourra s’endormir à leurs côtés.
Evidemment toutes deux ont entendu les médias parler des vaccins, des autorisations, des suspensions, puis des « ré-autorisations ». Bien sûr qu’elles se sont posé des questions, mais vraiment pas longtemps. Parce qu’entre le risque d’effets secondaires et la vraie vie qui les attend, aucune hésitation pour elles.

Les différents vaccins

Alors que la France, comme ses voisins européens, poursuit sa course à la vaccination pour enrayer l’épidémie et permettre un retour à la « normale » le plus rapide possible, nous sommes nombreux à nous demander pourquoi il existe différents types de vaccins, pourquoi certains sont réservés à une classe d’âges particulière, pourquoi la vaccination prend autant de temps alors qu’on nous rêvons tous de cette fameuse immunité collective.

Découvrez cet article très clair et très complet, que nous vous conseillons de lire pour comprendre facilement les différences de procédé, d’administration, d’efficacité, ainsi que des informations sur les effets secondaires, la production mondiale, les livraisons, etc… De quoi se sentir moins démuni face à toutes les informations qui nous arrivent quotidiennement.

Au moment de la rédaction de cet article, les vaccins Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca sont administrés en France, et celui de Johnson&Johnson vient tout juste d’arriver. Quant à CureVac et Spoutnik V, ils sont en cours d’examination par l’Agence européenne du médicament.